Foire aux questions


dialogueVous trouverez ici une série de questions/réponses généralement soulevées, en espagnol.

Si vous avez d’autres questions nous vous invitons à nous les envoyer par le formulaire de contact.

1. Quels sont les principaux déclencheurs de la crise ?

On peut en compter trois.

Les critiques faites au charisme de la Communauté d’abord. L’originalité de ce charisme et les critiques qui en sont faîtes peuvent se résumer ainsi :

  • Un accueil large des vocations : « trop de sœurs fragiles » disent certains
  • Une vie contemplative non cloîtrées : « ce n’est pas normal, elles doivent rester dans leurs couvents ».
  • Une formation poussée : « trop de philosophie, on développe l’intelligence et pas le cœur ».

Les frères et sœurs apostoliques remettent en cause le fait que Sœur Alix soit reconnue comme cofondatrice des soeurs contemplatives.

Certains disent que le Prieur Général des frères, souhaite constituer la famille Saint Jean, comme entité juridique unique (jusque-là, les trois branches étaient autonomes) dont il serait le modérateur. Les sœurs contemplatives s’opposent à ce projet, le père Fondateur ayant toujours préconisé une autonomie de gouvernement pour chaque branche. Le Cardinal Barbarin (Ordinaire de la Congrégation) y est favorable, ainsi qu’une petite minorité de sœurs (moins de 20) qui aimeraient revenir à un charisme plus « traditionnel ».

2. Peut-on considérer Sœur Alix comme cofondatrice ?

La référence à la fondatrice figure dans les Constitutions des Sœurs contemplatives art.173 §4 des Constitutions approuvées par le Cardinal Barbarin le 2 juin 2004. Elles y mentionnent Sœur Alix Parmentier comme co-fondatrice. Ce fait est confirmé par lui le 27 septembre 2009.

3. Quelles sont les conséquences du rescrit pour les 150 sœurs de cet Institut ?

Elles se retrouvent sans statut canonique, sans couverture sociale parfois, sans ressources financières, du jour au lendemain, sans aucun préavis. Elles sont réduites à l’état laïc. Aucun journal n’en fera l’écho…

4. Pourquoi de nombreuses sœurs sont parties au Mexique ?

Nombre d’entre elles avaient demandé à partir au Mexique en décembre et janvier 2009, choisissant de se mettre à l’écart. En effet, elles avaient constaté de nouvelles orientations dans la conduite de la communauté et très peu de dialogue. Elles étaient très blessées par les autres membres de la communauté qui ne les soutenaient pas et même parfois alimentaient les calomnies.

Rappel des faits :

Le 27 décembre 09, Mgr Raùl Vera Lopez, Evêque de Saltillo, accepte de prendre sous sa protection 4 sœurs et celles qui le désirent. En janvier 2010, à leur demande, plusieurs sœurs sont autorisées à quitter l’Institut et se mettent sous la protection de Mgr Raùl Vera Lopez, Evêque de Saltillo, rapidement suivies par une centaine de sœurs (consulter la lettre de soutien de Mgr Raùl). Le 28 février 2010, le Cardinal Rodé, devant la menace d’un éclatement de l’Institut, libère les 4 sœurs et promet une Assemblée de Professes Perpétuelles, tout en demandant en échange à toutes les sœurs de revenir dans la Congrégation, ce qu’elles font (consulter la 2ème lettre de Mgr Raùl).

5. Pourquoi le rescrit dit-il que les sœurs de Saint Jean et Saint Dominique ont désobéi ?

Les motifs de ladite désobéissance ne sont pas énoncés. L’association est canoniquement constituée. Les évêques les accueillant n’ont fait état d’aucun disfonctionnement ni mention de désobéissance de la part des sœurs. Don Demetrio est même connu pour sa parfaite fidélité à Rome (consulter le témoignage de Frère Théophile).

Rappel des faits :

En juin 2012, une trentaine de sœurs arrivées à échéance de leurs vœux (à qui Mgr Brincard avait refusé depuis trois ans le renouvellement de leurs vœux ou la profession perpétuelle), avec l’appui d’un certain nombre d’évêques, ont fondé une association, les « Sœurs de Saint Jean et Saint Dominique » en Espagne, sous la direction de l’Evêque Don Demetrio, selon le droit canonique et avec l’accord de Rome (consulter la lettre de Don Demetrio et Sr Gabriel aux familles). Elles seront vite 150 accueillies dans une dizaine de diocèses, dans le monde entier.

Ce qu’en dit le droit canon :

Can. 653 – § 1. Le novice peut librement quitter l’institut et l’autorité compétente de l’institut peut le renvoyer.

§ 2. Son noviciat achevé, le novice, s’il est jugé idoine, sera admis à la profession; sinon il sera renvoyé; s’il subsiste un doute sur son idonéité, le Supérieur majeur pourra prolonger le temps de probation selon le droit propre, mais non au-delà de six mois.  

Can. 657 – § 1. Une fois achevé le temps pour lequel la profession a été émise, le religieux qui en fait spontanément la demande et est jugé idoine, sera admis au renouvellement de la profession ou à la profession perpétuelle; sinon, il s’en ira.

Can. 595 – § 1. Il appartient à l’Évêque du siège principal d’approuver les constitutions et de confirmer les modifications qui y ont été légitimement introduites, à l’exception des choses où le Siège Apostolique serait intervenu, et aussi de traiter les affaires majeures regardant l’ensemble de l’institut et dépassant le pouvoir de l’autorité interne, après avoir cependant consulté les autres Évêques diocésains, si l’institut s’étend sur plusieurs diocèses.

Can. 579 – Les Évêques diocésains, chacun sur son territoire, peuvent ériger des instituts de vie consacrée par décret formel, pourvu que le Siège Apostolique ait été consulté.

6. Est-ce que le Père Marie Dominique Philippe souhaitait que les frères et les sœurs vivent de façon autonome ?

Dans les faits, trois communautés avec trois gouvernements autonomes ont été constitués à l’origine. Il n’a jamais été question que le prieur général des frères soit le supérieur des sœurs. Du vivant du Père Philippe les différents instituts ont été fondés dans des diocèses différents et donc rattachés à des ordinaires différents. Cela implique donc une autonomie totale des trois congrégations dans l’ordre du gouvernement. L’héritage du Père Philippe se décline ainsi en diverses modalités, sans pour autant aller contre l’esprit de famille.

7. Un recours canonique est-il un acte de désobéissance ?

Can. 1417 – § 1 : « En raison de la primauté du Pontife Romain, tout fidèle peut librement déférer au jugement du Saint-Siège, ou introduire auprès de lui toute cause contentieuse ou pénale, à n’importe quel degré de juridiction et à n’importe quel moment du procès ».

Les sœurs étant des fidèles, elles peuvent librement exercer un recours auprès du Saint-Siège.

8. Les parents et amis sont-ils légitimes dans leur défense des sœurs ?

Can. 212 – § 1 : « Les fidèles conscients de leur propre responsabilité sont tenus d’adhérer par obéissance chrétienne à ce que les Pasteurs sacrés, comme représentants du Christ, déclarent en tant que maîtres de la foi ou décident en tant que chefs de l’Église.

§ 2. Les fidèles ont la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l’Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits.

§ 3. Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes ».

Ce canon, tout en rappelant le devoir d’obéissance envers les pasteurs dans leur responsabilité d’enseigner et de gouverner, invite les fidèles à regarder ce qui est légitime dans ce qui leur est demandé; donc obéir dans un esprit de collaboration, d’initiative, allant même à faire valoir leur opinion. Cette obéissance n’exclut pas une liberté d’expression et d’opinion publique, surtout lorsque l’intégrité de la foi et des mœurs n’est pas mise en cause.

9. « On entend dire qu’il y a surement de « sérieux dysfonctionnement » ?

Les soeurs ont répondu en 2009 dans un document d’une centaine de pages à toutes les questions qui leur étaient posées en 2008 par le cardinal Barbarin sur leur vie et leur charisme. Un autre document a été produit à l’issu de l’assemblée de Lourdes pour préciser leur charisme. Ce dernier est resté sans réponse, il n’y a pas eu de retour sur des dysfonctionnement avérés, pas de plaintes déposées d’Evêques dans les diocèses où elles sont implantées.
L’histoire de notre Eglise ne témoigne pas d’une église parfaite, faite de purs, donc la calomnie, les jalousies, les maladresses c’est la vie, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on est … mais aussi, chacun aura à rendre compte de ces actes -valable pour nous aussi-. Nous aspirons au respect du droit canon, du droit civil [sensé favoriser la vie ensemble] et des personnes.

10 . Les soeurs ont-elles une couverture sociale en cas de maladie ?

Jusqu’au rescrit, les soeurs qui étaient en France étaient couvertes par la CAVIMAC, elles sont restées ayant droit pendant un an (qui arrive donc à échéance). Les soeurs à l’étranger cotisaient à l’EMI (caisse Suisse), le contrat était différent, du jour au lendemain elles n’ont plus été couvertes.

Aujourd’hui, celles qui le peuvent cotisent de façon privée (150€/pers/mois), les autres ne sont pas couvertes.

Les soeurs qui sont rentrées en France, depuis 3 mois et de façon stable, peuvent bénéficier de la CMU de base et complémentaire.

Si vous avez des solutions, des suggestions n’hésitez pas à nous contacter, nous transmettrons vos messages à l’association Espérance et Dialogue.

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