Méditation de Carême n°1

Lietuvu : Pirmasis Gavėnios sekmadienis. Meditacija 1
English : lent 2014 n°1

La prière doit s’accompagner du témoignage : il faut découvrir cela dans sa vie. Il faut toujours avoir un pauvre qu’on visite : découvrir un vieillard, découvrir une vieille femme, quelqu’un qui est malade et qui n’a aucune visite. On peut toujours découvrir cela près du lieu où on habite, et si on ne le découvre pas on va à l’hôpital et on demande de pouvoir visiter la personne la plus abandonnée. Nous devons être témoins dans notre vie. Etre témoin, se donner aux autres, cela fait partie de la sainteté. La sainteté a deux mouvements : un mouvement à l’égard de Dieu — l’adoration (sans laquelle nous ne sommes pas vrais) et l’amour pour Dieu —, et un mouvement à l’égard du prochain. Le prochain, il faut l’aimer, il faut pouvoir l’aimer vraiment, et il faut savoir rencontrer le prochain qui est sur notre route, le pauvre qui se dresse à côté de nous et qu’on doit aider, soutenir. Il faut en avoir au moins un, parfois deux, parfois trois. Il faut être témoins du Christ auprès de personnes, et se donner personnellement. Donner pour les « bonnes œuvres », c’est très bien, mais ce n’est pas suffisant, il faut donner de sa personne. La sainteté est personnelle. Or notre porte-monnaie n’est pas personnel, l’argent que nous avons n’est pas personnel. Ce qui est personnel, c’est ce qui sort de notre cœur et de notre intelligence, ce qui exige de nous de donner un peu de notre temps, par exemple faire une démarche pour visiter un pauvre. C’est très important, de comprendre que la sainteté, c’est communiquer aux autres ce que nous avons de meilleur, donner au pauvre quelque chose de nous-mêmes, une partie de notre cœur. La sainteté, c’est à la fois la pureté du cœur et la communication de l’amour, de notre amour au prochain, à celui que la Providence a mis proche de nous. Le chrétien doit être missionnaire, il doit aller à la conquête de ceux qui, autour de lui, proches de lui, ont quitté Jésus ; il doit au moins essayer de s’approcher d’eux et de leur rappeler que Jésus est mort pour eux, que Jésus est quelqu’un qui les voit et qui les aime. On peut faire cela surtout quand les gens souffrent, quand ils sont malades ; car lorsqu’ils ont besoin d’un soutien, d’un visage humain, ils écoutent mieux.

Père Marie-Dominique-Philippe
Conférence à Souvigny, Pentecôte 2001

 « Si Dieu nous conduit par la voie de pauvreté,
et si nous choisissons la pauvreté,
c’est parce que Dieu veut nous confier ses secrets
et, par dessus tout, le secret du Père. »

(Le secret du Père, p. 54)

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