L’année de la foi 1968

El año de la fe 1968

En ce 24 novembre 2013, jour de la clôture de l’année de la foi, nous publions un article du Père M.-D. Philippe, rédigé à l’occasion de la clôture d’une autre année de la foi, celle de 1968.

L’année qui vient de s’écouler a été une année extrêmement importante pour l’Église ; dure, mais très importante, nous le savons. Le Saint-Père avait demandé la mobilisation générale de toute l’Église dans l’année de la foi. Et c’était vraiment une mobilisation générale, qu’il avait faite sous l’inspiration du Saint-Esprit. On ne fait pas une mobilisation générale uniquement par caprice, ou par peur humaine : c’est vraiment l’Esprit Saint qui demandait par la voix du Saint-Père que nous soyons particulièrement attentifs pendant cette année. Et pas seulement cette année ! Comprenez bien ce que je veux dire, c’était comme un avertissement : nous vivons des choses très difficiles, très importantes pour nous et pour toute l’Humanité, et il fallait être particulièrement éveillés dans la foi ; autrement on risquerait de ne pas être là où on doit être comme chrétiens. Et c’est pour cela que le Saint-Père avait demandé cette mobilisation dans la foi, pendant toute cette année.

Nous avons essayé de répondre à cela. Je suis sûr que chacun d’entre vous, dans le fond de son cœur, a essayé de faire un tout petit peu plus. Quand on est mobilisé, quand on sait qu’il y a un danger, quand on sait que l’attaque est particulièrement forte, on doit être plus attentif, on doit être plus vigilant. Je suis sûr que durant cette année, vous avez fait cette attention à cela, pour vivre davantage de la foi. (…)

Le Saint-Père a dit durant cette année que l’Église était secouée par des tremblements de terre apocalyptiques au niveau de la foi. Et il vit dans une terrible angoisse vis-à-vis de ce mystère de la foi, vis-à-vis de l’Église, en sentant combien la foi est attaquée par le démon, de multiples manières. S’il y a des tremblements de terre apocalyptiques, cela prouve que le démon est particulièrement en attaque, attentif à nous secouer, et à essayer par tous les moyens de diminuer la foi. Il ne peut pas diminuer directement la foi, il ne peut pas attaquer directement la foi, alors il l’attaque indirectement. C’est toujours la stratégie du démon, et c’est important de bien la saisir, parce qu’il ne s’agit pas de tomber dans le panneau.

Le démon ne peut rien directement sur les vertus théologales. Les vertus théologales lui échappent complètement. Dès que vous faites un acte de foi, véritable, profond… pas seulement réciter un acte de foi, mais dès que vous faites un acte de foi qui prend ce qu’il y a de plus intime en vous, vous échappez au démon ; le démon perd votre trace, il ne sait plus où vous êtes. C’est très étonnant. C’est montré dans l’Apocalypse d’une façon très forte quand on voit que le démon poursuit « la Femme » et que Dieu a donné à « la Femme » « les deux » grandes « ailes » de l’« Aigle ».

« Les deux » grandes « ailes » de l’« Aigle », les Pères de l’Église ont toujours vu que c’était la foi et l’espérance. Alors à ce moment-là « la Femme » s’en va « au désert », le « désert » de la foi, le « désert » de l’espérance. Elle s’en va « au désert » et à travers le « désert », le démon ne peut plus la suivre.

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