Catherine de Sienne (3)

« S’élevant au dessus d’elle-même, une âme [ainsi se désigne Sainte Catherine] anxieuse d’un très grand désir de l’honneur de Dieu et du salut des âmes, après s’être exercée un certain temps à la vertu, habitant par habitude la cellule de la connaissance de soi, pour mieux connaître la bonté de Dieu même, parce que après la connaissance suit l’amour, cherche en aimant à suivre la vérité et à s’en revêtir.

Et parce qu’en aucune autre façon elle ne goute autant et ne se trouve illuminée de cette vérité que par le moyen de l’oraison humble et continue, fondée sur la connaissance de soi et de Dieu, parce que l’oraison pratiquée comme il est dit unit l’âme en Dieu en suivant les traces de Jésus-Christ crucifié, et ainsi par désir, affection et union d’amour en fait un autre soi. C’est ce qui est apparu quand Christ a dit : « Qui m’aimera et servira ma parole, Je me manifesterai moi-même à lui et il sera une même chose avec moi et moi avec lui ».

[…] Ce désir était grand et il était continu et il devint bien plus grand encore lorsque la Vérité première eut montré la misère du monde et en quelle tempête et offense à Dieu il se trouvait. »

Début du Dialogue, Sainte Catherine.

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