Mgr Pietro Parolin, nommé secrétaire d’Etat

31 août 2013

Le pape François a nommé samedi Mgr Pietro Parolin aux fonctions de secrétaire d’État du Saint-Siège. Le nonce apostolique au Venezuela succédera le 15 octobre prochain au cardinal Tarcisio Bertone.

Né en 1955, ordonné prêtre le 27 avril 1980 pour le diocèse de Vicence, Mgr Parolin est diplômé en droit canon. Le 1er juillet 1986, il rejoint les services diplomatiques du Saint-Siège ce qui le mène successivement au Nigeria de 1986 à 1989 puis au Mexique jusqu’en 1992 avant de réintégrer les services des relations avec les Etats au Vatican. Il y est alors responsable des relations avec l’Espagne, Andorre, l’Italie et Saint-Marin. Le 30 novembre 2002, il est nommé sous-secrétaire de la section de la secrétairerie d’État pour les rapports avec les Etats. Le 17 août 2009, Benoît XVI le nomme archevêque titulaire d’Aquipendium et nonce apostolique au Venezuela.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/08/mgr-pietro-parolin-secr%C3%A9taire-detat-du-saint-si%C3%A8ge.html

Le Pape François choisit son bras droit

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/08/31/01016-20130831ARTFIG00223-le-pape-francois-choisit-son-bras-droit.php

http://www.chretiente.info/201308314154/un-italien-de-58-ans-mgr-pietro-parolin-nomme-secretaire-detat/

Un Italien de 58 ans, Mgr Pietro Parolin, nommé secrétaire d’Etat

ZENIT , le 31 août 2013 à 12:41

Il succède au cardinal Tarcisio Bertone, âgé de 78 ans

Rome, 31 août 2013 (Zenit.org) 1 clic

Mgr Pietro Parolin, archevêque italien de 58 ans, est choisi ce samedi 31 août par le pape François comme son secrétaire d’Etat: un poste cardinalice.

Le cardinal Tarcisio Bertone, Salésien de don Bosco (SDB), secrétaire d’Etat de Benoît XVI, confirmé par le pape François, aura en effet 79 ans en décembre, et il avait donc remis sa démission lorsqu’il avait atteint la limite d’âge canonique.

Longtemps au service de la secrétairerie d’Etat dont il connaît donc bien les rouages, Mgr Parolin était nonce au Venezuela depuis 2009.

Né en 1955, il a été ordonné prêtre en 1980 pour le diocèse de Vicence (Nord de l’Italie).

Spécialiste en droit canon, il est entré au service de la diplomatie du Saint-Siège en 1986, et il a été en poste au Nigeria et au Mexique.

De 2002 à 2009, l’archevêque a été sous-secrétaire de la section de la secrétairerie d’Etat pour les Relations avec les Etats, autrement dit le « ministère des Affaires étrangères » du Saint-Siège. Il a, à ce titre, effectué notamment des voyages réguliers au Vietnam.

Il a également été envoyé de Benoît XVI à la conférence internationale d’Annapolis, aux Etats-Unis, pour la paix en Terre Sainte, en 2007.

(31 août 2013)

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http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Mgr-Pietro-Parolin-devient-secretaire-d-Etat-du-Saint-Siege-2013-08-31-1004738

Mgr Pietro Parolin devient secrétaire d’État du Saint-Siège

Le pape François a nommé samedi Mgr Pietro Parolin aux fonctions de secrétaire d’État du Saint-Siège. Le nonce apostolique au Venezuela succédera le 15 octobre prochain au cardinal Tarcisio Bertone.

31/8/13 – Mis à jour le 31/8/13 – 14 H 12

AVEC CET ARTICLE

Le pape reconduit les autres responsables de la secrétairerie d’État

Le P. Fernando Vergez « numéro deux » du Gouvernorat du Vatican

ROME

De notre correspondant permanent

Pour la presse vénézuélienne comme pour la presse italienne, dès vendredi, c’était comme si c’était fait. Mgr Pietro Parolin, nonce apostolique à Caracas, a été nommé ce samedi midi, 31 août, secrétaire d’État du Saint-Siège. Il prendra ses fonctions le 15 octobre prochain. À 58 ans – un âge plutôt jeune pour ce poste –, le nouveau « numéro deux » du Vatican, équivalent d’un premier ministre, est un diplomate aguerri de nationalité italienne :  comme se prédécesseurs polonais et allemand, le pape argentin a choisi son secrétaire d’Etat dans le clergé de la péninsule.

UNE APPROCHE PASTORALE

Originaire de Schiavon, village de Vénétie, c’est dans le diocèse de Vicence, ville proche de Venise, qu’il commença son ministère après son ordination sacerdotale en avril 1980. « Don Pietro » vient de la petite classe moyenne italienne : son père, qu’il perdit dès l’âge de dix ans, était commerçant et sa mère, enseignante en maternelle. Il reste très attaché à sa région. Même s’il n’y fut vicaire que deux ans, l’étude du droit canon l’attirant à Rome, il en a gardé un profil très pastoral. Ceux qui l’ont approché décrivent un homme éloigné de toute mondanité, comme y insiste le pape François. Quelqu’un de très attentif aux problèmes sociaux et aux personnes.

Y compris dans les rouages de la diplomatie vaticane. Sorti en 1986 de l’Académie pontificale ecclésiastique, « l’école des nonces », Pietro Parolin embrasse une carrière diplomatique, qu’il n’a ensuite jamais quittée jusqu’à sa nomination de ce jour. Conseiller de nonciature au Nigeria (1986-1989), où il s’investit dans le dialogue avec les musulmans, puis au Mexique (1989-1992), il travaille par la suite à Rome au sein de la section pour les rapports avec les États, sous l’autorité de Mgr Jean-Louis Tauran. En novembre 2002, il est nommé par Jean-Paul II sous-secrétaire de cette section, soit l’équivalent de vice-ministre des affaires étrangères du Saint-Siège. Cette haute fonction, qu’il assure durant la seconde guerre du Golfe, le voit collaborer avec le secrétaire d’État, successivement les cardinaux Angelo Sodano puis Tarcisio Bertone.

L’HOMME DES CASSE-TÊTE DIPLOMATIQUES

Qu’importe, « don Pietro » n’est pas l’homme d’un clan. Éloigné de la politique italienne, dont il ne devrait pas se mêler, il est d’abord décrit comme ouvert, efficace, discret, affable et très ouvert, acceptant de parler avec tout le monde, en toute simplicité. Polyglotte – bon connaisseur de la France et du français – très estimé du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, c’est l’homme des casse-tête dans les relations bilatérales. Il dirige, à plusieurs reprises dans les années 2000, une délégation du Vatican au Vietnam pour améliorer, avec succès, les relations avec ce pays. En 2007, il est aussi à la tête d’une délégation en Chine et a contribué à élaborer la lettre de Benoît XVI aux catholiques chinois, sorte d’encyclique sur les rapports entre les évêques et le pape. Il s’est aussi occupé des relations avec Israël.

Après sept années comme sous-secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États, Mgr Parolin est nommé en août 2009, par Benoît XVI, nonce apostolique (équivalent d’ambassadeur) au Venezuela, le pape l’ordonnant archevêque le mois suivant. Il a choisi pour devise épiscopale « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? » (Rm 8, 35).

Bon connaisseur de la curie romaine, de l’intérieur, Mgr Parolin y revient par la grande porte comme secrétaire d’État. Et au moment où se prépare une réforme voulue, avec détermination, par le nouveau pape. La demande de cette réforme s’est fait entendre sans détour durant les congrégations générales précédant le conclave qui a élu le pape François le 13 mars dernier. Elle devrait prendre forme début octobre, à l’occasion de la première rencontre du groupe des huit cardinaux dont s’est entouré le pape jésuite pour gouverner l’Église. L’existence de cette commission inédite et le profil diplomatique, classique, du nouveau bras droit du pape pourraient signifier une redéfinition de ce poste qui avait pris un poids grandissant au cours du pontificat de Benoît XVI.

SÉBASTIEN MAILLARD (avec Isabelle de Gaulmyn)

Le pape reconduit les autres responsables de la secrétairerie d’État

Posté le 31 août 2013 à 14h30 par Michel Janva | Catégorie(s): L’Eglise : Le Vatican

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