Fioretti sur le Père Marie-Dominique Philippe

publiés le 24 juin 2013

Vous aussi, donnez votre témoignage en l’adressant à temoignages.pmdp@yahoo.com

***

Consultez Lettre aux frères du chapitre général des frères du 12.06.13

***

1. « Je lui ai dit que j’avais lu les Trois  Sagesses et que grâce à ce livre je m’étais « senti intelligent » à sa lecture et il m’a pris le bras et m’a dit de sa voix cassée qui raisonne encore à mes oreilles « C’est normal c’est la vérité ».

Un laïc

2. « Une Missionaire de la charité a été témoin de la rencontre entre le père et sr Nirmala, leur supérieure générale, à Rome, pour la béatification de mère Teresa. Le père pleurait de joie… et les larmes coulaient sur les mains de cette soeur, très embarassée de cette manifestation … elle a demandé à sa supérieure : « Qu’est‐ ce que je fais?  » et celle‐ci lui a répondu en souriant : « Gardes‐les précieusement … ce sont les larmes d’un saint! « 

Un frère

3. Le Père à toujours donné toute son énergie. Souvent, son lit n’était que le dossier creux d’une voiture peu confortable. Voiture, assurément ancienne car donnée par un généreux donateur qui ne savait plus quoi faire de cette carcasse mécanique… Mécanique bricolée par un frère astucieux. Ilse couchait tard, se levait tôt. Parfois, il dormait à la maison, Lyon étant bien placé entre Fribourg et saint Jodard. Pour être sur de son réveil à la bonne heure, je devais frapper à la porte de sa chambre pour lui dire : « Père c’est l’heure », « il est 5heures, ou 6heures », « il faut se préparer à partir » et j’entendais «Deo gratias ». Une autre journée s’enchainait pour mieux faire aimer et connaitre Jésus auprès de ceux qui ne le connaissait pas, mal ou pas assez…Sa vie fut entièrement donnée.

Un laïc

4. Il nous a aidés à traverser l’épreuve de la maladie et de la mort de mon mari, atteint d’un cancer en 1988 et mort en 1995, à 50 ans, avec 8 enfants de 9 à 25 ans. Lors d’une grave rechute, où les médecins l’avaient condamné à quelques mois de vie, si ce n’est quelques semaines, nous avons fait une retraite à StJodard. Il devait souvent s’aliter…et suivait très difficilement les conférences. A notre retour, ses examens étaient tellement positifs que les médecins n’en revenaient pas, et se demandaient ce que nous avions fait!

Peut‐être avons nous manqué de foi en laissant les médecins poursuivre les chimiothérapies.

Une laïc

5. Une petite anecdote de sa bonté et son oubli de soi et son don aux autres: en 2001 le père a été gravement malade, il a failli mourir, et voici que le lendemain de sa sortie de l’hôpital à la place de se reposer et faire attention à sa santé, il a commencé à prêcher une retraite à Saint Jodard, et j’ai été très touchée parce qu’en plus une après‐midi pendant cette semaine de retraite, j’ai croisé le père dehors qui se rendrait en hâte chez quelqu’un du petit village, qui sûrement avait besoin de lui.

Une sœur

6. Il aimait la vérité. Et il nous a confié cet amour. Tout lui en était vrai. Vrai dans sa recherché et travail intellectuel, vrai dans sa vie religieuse, vrai dans sa pauvreté, dans son obéissance, vrai dans sa chasteté. Je me souviens que, le couvent de Salvador étant en des conditions difficiles de pauvreté, l’archevêque lui demanda s’il voulait un autre. Sa réponse a été NON. Il manifestait par la sa total confiance dans la providence. La même chose est arrivé pour le couvent de Finale Emilia…Dans un tout petit Sanctuaire, sans rayonnement, inconnu, après être arrivé à cet endroit, en prière, il a dit: c’est ici qu’on doit être.

Un frère

Publicités